Innovation, Institutionnel : Le CCCA-BTP en mission dans l’océan Indien. Trois question à… Christophe Possémé, vice-président du CCCA-BTP et président de Constructys

En déplacement à La Réunion et à Mayotte, Christophe Possémé, vice-président du CCCA-BTP et président de Constructys, revient sur les besoins spécifiques des entreprises ultramarines, les synergies entre les deux outils à gouvernance paritaire des branches du bâtiment et des travaux publics et les leviers pour renforcer l’attractivité des métiers du BTP auprès des jeunes.

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Quel regard portez-vous sur les besoins actuels des entreprises du BTP dans les territoires ultramarins ?

Les territoires ultramarins ont chacun leurs particularités. Nous sommes dans l’obligation de se déplacer au plus près des territoires pour mieux les comprendre et adapter notre accompagnement. La taille des marchés, la nature des travaux, l’environnement économique, les spécificités des commandes publiques, les compétences particulières nécessaires, ou encore les délais de paiement sont des éléments essentiels. Il faut connaître le vivier potentiel humain et tenir également compte des disparités entre départements. Le CCCA-BTP s’appuie sur la donnée pour définir une stratégie et répondre aux besoins en formation. L’enjeu est central : anticiper et accompagner les centres de formation en créant des plateaux techniques tournés vers l’avenir.

Comment se tissent les synergies entre le CCCA-BTP et Constructys ?

Une convention de partenariat lie les deux outils à gouvernance paritaire des branches du bâtiment et des travaux publics sur le champ de la formation professionnelle. Cette coopération renforce l’articulation et la coordination des missions respectives du CCCA-BTP et de Constructys dans les domaines de la formation professionnelle initiale et continue. Nous nous appuyons pour cela sur une programmation annuelle d’actions opérationnelles. Concernant l’hébergement des apprentis, le CCCA-BTP est par ailleurs en capacité de financer la réhabilitation d’un bâtiment si le centre de formation est propriétaire.

Quels leviers identifiez-vous pour renforcer l’attractivité auprès des jeunes ?

L’attractivité tient avant tout au discours de ceux qui parlent des métiers du BTP. Il faut montrer le côté positif des métiers, valoriser notre secteur d’activité et ceux qui y travaillent. Donnons envie à nos jeunes et accompagnons les chefs d’entreprise à les former aux spécificités de leur métier et de leur entreprise.