Semaine de l’entreprise coopérative BTP : gros plan sur la société UTB, une SCOP du BTP en première ligne dans le recrutement d’apprentis

Semaine de l’entreprise coopérative BTP : gros plan sur la société UTB, une SCOP du BTP en première ligne dans le recrutement d’apprentis

La première édition de la Semaine de l’entreprise coopérative BTP se déroulera du 29 mars au 2 avril. Initiée par le CCCA-BTP en partenariat avec la Fédération des SCOP du BTP, cet événement vise à promouvoir le modèle coopératif auprès des apprentis en formation dans les métiers du bâtiment et des travaux publics. Parmi les 600 entreprises coopératives du BTP mobilisées partout en France, gros plan sur UTB, installée en Seine-Saint-Denis (93), l’une des SCOP les plus importantes du secteur du BTP, avec 120 apprentis recrutés chaque année.

« Être homme, c’est précisément être responsable. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde. » Cette citation d’Antoine de Saint-Exupéry, reprise en préambule de son dernier rapport RSE, résume les fondements et les valeurs d’UTB. Fondée en 1933, cette entreprise de taille intermédiaire (ETI), comptant plus de 1 200 salariés, est un acteur majeur du second œuvre en Île-de-France. C’est aussi l’une des plus grandes SCOP (société coopérative de production) du secteur du BTP, en croissance permanente, grâce notamment à une forte politique dédiée à l’apprentissage.

Du 29 mars au 2 avril 2021 aura lieu la première édition de la Semaine de l’entreprise coopérative BTP, organisée par le CCCA-BTP en partenariat avec la Fédération des SCOP du BTP. Les 600 sociétés coopératives du BTP viendront à la rencontre des jeunes en formation à un métier du BTP au sein des organismes de formation, pour leur faire découvrir le modèle coopératif et les accompagner dans la réalisation de leur projet professionnel. À cette occasion, rencontre avec UTB, entreprise coopérative.

« Les SCOP sont des entreprises dont les salariés assurent la gouvernance. Ces derniers détiennent au moins 51 % du capital social et 65 % des droits de vote. Les dirigeants sont choisis et élus par les salariés lors des assemblées générales. Chaque associé dispose d’un droit de vote égalitaire, quel que soit le capital détenu, sur le principe un homme = une voix. Les bénéfices sont équitablement répartis entre les salariés (participation et intéressement) et les associés (dividendes) et un tiers est réservé pour consolider les fonds propres et assurer l’avenir et la pérennité de l’entreprise. Une SCOP est un bien commun. Les associés ne sont pas propriétaires de l’entreprise, ils sont des usufruitiers, elle se transmet de génération en génération, sans qu’il y ait de problématique de transmission de patrimoine. Celui-ci reste au sein de l’entreprise. Le modèle SCOP entre en résonnance avec les défis sociétaux d’aujourd’hui. Mieux armées sur le plan social, les SCOP sont un terreau favorable pour intégrer les transitions écologique et numérique. »

Charles-Henri Montaut, président directeur général d’UTB et président de la Fédération des SCOP du BTP.

Favoriser l’accès à l’emploi par la voie de l’alternance

L’entreprise UTB, implantée à Romainville, en Seine-Saint-Denis, figure à la 44e place du Top 50 des groupes indépendants de construction et d’infrastructures(1). Dotée de quatre filiales, implantée sur treize sites et forte de treize métiers représentés (installation sanitaire, installation thermique, génie climatique, couverture, ornementation, entretien, dépannage, maintenance…), UTB réalise environ 800 chantiers par an. En un peu plus de dix ans, le nombre de ses services travaux est passé de 18 en 2007 à 36 en 2019. Pour intégrer cette croissance, UTB met en place une politique de recrutement dynamique en favorisant notamment l’accès à l’emploi par la voie de l’alternance.

« Depuis plus de quinze ans, nous avons toujours plus de 10 % de jeunes en apprentissage dans notre effectif. Cette politique fonde un projet d’entreprise basé sur la transmission d’un savoir-faire et d’un savoir-être uniques aux générations futures d’UTB. Cette ambition ne s’est pas ralentie en raison du contexte sanitaire. Quel que soit le service ou le métier, il doit y avoir des jeunes en apprentissage. 70 % de nos apprentis préparent un CAP ou un BP, mais nous veillons également à prendre des niveaux bac +3 et bac +5 dans les métiers des études et de conduite de travaux. D’ailleurs, certains débutent leur alternance en CAP et la finissent en obtenant un diplôme Bac + 4 ou 5. Chaque année, au mois de mai, nous organisons une journée de recrutement pour sélectionner les futurs contrats en alternance. Les salariés, préparés et formés pour mener les entretiens d’embauche, sont associés à ce recrutement. Ils sont souvent plus nombreux à se porter volontaires que de places disponibles. Lors de cette journée, j’expose les atouts du secteur du BTP et ses chances d’ascension sociale plus importantes que dans d’autres secteurs d’activités, puis je présente le statut juridique de la SCOP. La plupart des jeunes ne le connaissent pas. J’évoque concrètement les avantages de ce modèle en leur disant qu’UTB peut devenir « leur boîte », avec la possibilité de rentrer dans le capital détenu à 40 % par les salariés, qu’ils soient ouvriers, agent de maîtrise ou cadre »

Claire Broussart, directrice des ressources humaines d’UTB

Transmettre le métier et les savoir-faire grâce aux maîtres d’apprentissage

Avec environ 120 apprentis embauchés chaque année au sein d’UTB, c’est autant de maîtres d’apprentissage mobilisés. Très souvent volontaires, ces salariés créent une dynamique et une émulation au sein de l’entreprise, favorisent la transmission des savoir-faire et connaissent pour la plupart des opportunités d’évolution de carrière.

« Une fois que le jeune est recruté, le point le plus important sera la relation crée avec son tuteur, précise Claire Broussart, directrice des ressources humaines d’ UTB. Celui-ci est là pour guider, suivre, contrôler, faire grandir ces jeunes, les faire progresser, leur transmettre des connaissances et leur donner des responsabilités. Nous leur apportons les outils pour que cela puisse fonctionner. Ils reçoivent une formation de management et de communication adaptée à ce public jeune : savoir les écouter, être empathique, apprendre à leur fixer des objectifs et des limites, à contrôler leur travail… Bref leur apprendre ce que veut dire travailler ! Nous mettons également l’accent sur la manière de décrypter la personnalité de ces apprentis, leurs motivations, comment leur donner envie d’apprendre le métier… Être maître d’apprentissage nécessite d’avoir une relation avec les CFA, les formateurs et aussi les parents. Cette possibilité d’être tuteur est ouverte à tous, il faut en avoir envie, mais dans la plupart des cas, elle participe activement à une évolution de carrière. Il y a très peu de chef d’équipe ou de chef de chantier qui n’ont pas expérimenté cette mission.»

Claire Broussart, directrice des ressources humaines d’UTB

Un engagement fort dans la prévention des risques professionnels

La santé et la sécurité des salariés est un objectif prioritaire pour UTB, dont l’ambition est de diviser par deux les accidents du travail d’ici trois ans. En 2019 a été créé le poste de « préventrice ». Une de ses principales missions est de se déplacer sur les chantiers pour veiller au respect des règles de sécurité. Les apprentis sont sensibilisés et formés tout au long de leur formation. « Dès leur arrivée dans l’entreprise, explique Patrick Ribeiro, chef de chantier, maître d’apprentissage chez UTB, ils participent à une journée de formation, où sont évoqués l’ensemble des sujets liés à la prévention des accidents du travail : quels sont les risques sur un chantier, pourquoi faut-il porter des équipements de protection individuelle… Et une fois par mois, ont lieu sur les chantiers “des quarts d’heure sécurité“, menés par les chargés d’affaires ou les chefs de chantier à l’aide de supports réalisés par le service QSE RSE. À chaque fois, nous abordons un thème : les règles d’utilisation du matériel, les risques de chutes, etc. Ce moment d’échange permet d’évoquer des accidents, en expliquant comment ils auraient pu être évités, et comment faire pour qu’ils ne se reproduisent plus. »

(1) – Source : Le Moniteur, top 50 2018 des groupes indépendants de construction et d’infrastructures